Comment la pratique de la méditation de pleine conscience augmente-t-elle le bien-être? – Auraclaire

pratiquer la méditation de pleine conscience
Photo via Flickr CC: David Strand

Cet article a été initialement publié sur Mindful.org.

Comment la pratique de la méditation de pleine conscience mène-t-elle à un bien-être accru? Il existe de nombreuses recherches sur l’impact positif de la méditation de pleine conscience sur le bien-être psychologique.

En fait, une vaste littérature d’études contrôlées a montré que la méditation de pleine conscience est liée à une amélioration de la santé mentale dans une variété de troubles, y compris différents troubles anxieux, la dépression, les troubles de l’alimentation, la toxicomanie et la réduction des symptômes de la douleur chronique.

Pourtant, l’idée de pleine conscience est devenue un mot à la mode, et malgré les recherches sur les résultats positifs, les mécanismes spécifiques associés à la pleine conscience et au bien-être psychologique ne sont pas clairs. (De plus, l’ambiguïté du terme de pleine conscience, et la façon dont il est abordé dans la recherche, rend difficile l’analyse des mécanismes particuliers responsables des résultats cliniques.)

Pleine conscience et mécanismes d’attention

Malgré ces limites, de nombreuses études de recherche semblent indiquer que cultiver différents aspects de l’attention est un point de départ réalisable et cohérent pour relier la pratique de la pleine conscience et le bien-être psychologique.

La question demeure: comment cultiver de multiples aspects de l’attention par la méditation de pleine conscience peut-il expliquer le bien-être psychologique?

Cet article de blog est basé sur une critique qui soutient une idée précédemment suggérée selon laquelle cultiver tous les aspects de l’attention par la pleine conscience conduit à un plus grand bien-être en diminuant la rumination.

Réseaux d’attention

Comme la méditation de pleine conscience elle-même, l’attention n’est pas facile à définir.

Il y a plus de deux décennies, les chercheurs ont présenté une conceptualisation de l’attention comme une construction multiforme composée des trois réseaux uniques et différenciés, mais se chevauchant, appelés Alerte, Orientation et Attention exécutive – ce dernier comprend des processus réglementaires tels que la surveillance des conflits et la métacognition.

Attention règlement

L’attention est également décrite en fonction de la manière dont elle est réglementée. En fait, les pratiques de méditation sont généralement décrites par le degré auquel elles impliquent une «attention focalisée (FA)» et une «attention réceptive (RA)».

Bien que parfois comparée spécifiquement à la PR, la pratique de la pleine conscience se distingue par son utilisation à la fois de la FA et de la PR.

Attention focalisée

Lorsque notre attention est focalisée, elle est limitée à un objet spécifique, qui est généralement l’expérience sensorielle neutre de l’inspiration et de l’expiration de la respiration.

Idéalement, l’attention est soutenue, mais lorsque des pensées et / ou des sentiments et / ou des sensations physiques surgissent, un conflit est présenté; différents stimuli attirent l’attention.

Attention réceptive

Après une pratique cohérente, il y a souvent moins besoin d’un objet de concentration spécifique (la respiration), et nous élargissons la concentration de notre attention afin qu’elle soit réceptive à l’ensemble de notre champ de conscience, y compris les pensées, sentiments et sensations qui surgissent moment.

Rumination

La rumination a été définie comme une insistance passive sur des pensées et / ou des émotions négatives et est négativement corrélée avec des aspects du bien-être psychologique.

Comme mentionné, cette revue soutient le rôle de la méditation de pleine conscience dans l’amélioration du bien-être psychologique, à travers le mécanisme de réduction de la rumination via des processus attentionnels.

La question demeure de savoir comment cela se déroule réellement.

Distraction et décentrage

La rumination est diminuée grâce à un processus en deux étapes comprenant la distraction et le décentrage. Ces étapes correspondent aux styles de régulation de l’attention inhérents à la méditation de pleine conscience.

Dès le début de la pratique de la méditation de pleine conscience, lorsqu’elle implique une attention focalisée, l’attention est soutenue sur la sensation neutre de la respiration. Pendant que cette compétence est cultivée, les processus de pensée ruminative interrompent probablement l’effort pour maintenir cette attention.

La capacité de surveiller les conflits d’attention, cependant, garantit que l’on se distrait constamment des pensées ruminatives en redirigeant l’attention de la rumination vers la respiration.

Selon la recherche, la distraction est une réponse plus saine au stress que la rumination et implique une direction délibérée de l’attention loin des pensées ruminatives vers un stimulus agréable ou neutre.

Pourtant, la recherche a également indiqué que bien que la distraction soit importante, elle ne sert que de soulagement temporaire, car avec la distraction, il y a évitement.

À long terme, éviter et repousser les pensées par la distraction est aussi inefficace que de s’y accrocher par la rumination. Donc, il y a un processus au-delà de la distraction.

La méditation de pleine conscience utilise les avantages de la distraction, mais va ensuite au-delà en cultivant une réponse plus adaptative à la détresse.

Ceci est rendu possible grâce à une attention réceptive, au cours de laquelle la concentration attentionnelle est élargie et on est encouragé à être conscient de toutes les expériences. On a maintenant l’espace pour remarquer des modèles de surengagement dans les pensées négatives au lieu de les supprimer par la distraction.

La capacité de cultiver un éventail plus large de conscience cultive également la capacité de décentrer, qui est activée par une métacognition améliorée, et permet de prendre du recul par rapport à toute élaboration secondaire possible de pensées ruminatives.

Cela signifie que les pensées sont acceptées sans jugement comme de simples pensées qui vont et viennent. Lorsque les pensées sont considérées comme transitoires, on est plus susceptible de se sentir déconnecté d’elles.

Comment la méditation de pleine conscience crée un changement

L’idée inhérente à la fois à la distraction et au décentrage est qu’un changement est en cours.

Au cours de la première, la capacité de détourner l’attention et de détourner l’attention de la rumination et de maintenir l’attention sur la respiration neutre est un changement littéral de l’attention qui cultive des processus de régulation intrinsèques au bien-être psychologique.

Au cours de cette dernière, on a la possibilité de déplacer au sens figuré l’attention du contenu d’une pensée vers le processus d’en avoir une. Ce point de vue permet une perspective plus objective et moins critique. Cette perspective est plus adaptative et se traduit par un plus grand bien-être psychologique.

En fin de compte, s’engager dans la méditation de pleine conscience cultive notre capacité à la fois à concentrer et à élargir notre attention, ce qui est un moyen pratique de susciter le bien-être psychologique.

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